EVITER LES CHUTES

Seniors : la maison de tous les dangers
Comment eviter les chutes ?
Ce cocon qu’est le domicile est responsable à lui seul de 61 % des accidents de la vie courante. Chez nos aînés, la chute est la première cause d’accidents domestiques. Tous les ans, plus de deux millions de personnes de plus de 65 ans tombent et 10 000 décèdent ! Un drame pourtant évitable !            
• La chute, grave et fréquente chez les seniors
Loin d’être le havre de paix et de sécurité que l’on imagine, la maison est le lieu le plus dangereux aux âges extrêmes de la vie : enfants de moins de 1 an et personnes de plus de 65 ans. Pour nos aînés, la chute est l’accident domestique le plus fréquent. C’est aussi celui dont les conséquences sont les plus graves. Viennent, loin derrière, les intoxications (alimentaires, médicamenteuses, produits ménagers et d’entretien…) puis les brûlures. Dix pour cent des chutes de la personne âgée entraînent une lésion traumatique (traumatisme crânien, entorse…) et 5 % une fracture osseuse (col du fémur, poignet…). Chaque année, 40 000 personnes de plus de 65 ans souffrent d’une fracture du col du fémur consécutive à une chute. La perte d’autonomie qui en résulte signe souvent l’entrée dans la dépendance voire le décès dans l’année qui suit ! Les chutes chez la personne âgée ne sont pourtant pas une fatalité. Un suivi médical régulier et l’aménagement approprié de l’habitat de nos aînés permettent bien souvent de les prévenir.                     

Attention aux chutes

  Chez la personne âgée, une chute sur cinq entraîne une hospitalisation. La plupart se soldent par une fracture du col du fémur qui peut avoir des conséquences très graves.
Il convient donc d’être très vigilant et de prévenir, à la maison, tous les risques  d’accident.

 

 

 

Chaque année, un tiers des personnes âgées se retrouvent au sol. Les conséquences peuvent être dramatiques. Les causes en sont multiples : médicaments, mauvais temps, tapis, chaussons, escaliers glissants… La moitié de ces chutes sont considérées comme sérieuses puisqu’elles occasionnent de graves blessures. Les plus fréquentes sont les fractures au niveau de la hanche (le col du fémur). Elles constituent un grand danger puisque le temps d’immobilisation qui en découle peut être fatal. En effet, une immobilisation prolongée chez une personne âgée entraîne parfois la mort, liée par exemple à la survenue d’escarres, d’embolies pulmonaires, d’une grabatisation, d’un syndrome dépressif… La fracture du col du fémur est « l’accident classique » du sujet âgé : dans le monde, il y a eu 1,7 millions de fracture du col du fémur en 1990 et les experts en prévoient 6 millions en 2050 ! Un accident qui peut être lourd de conséquences et empêcher définitivement la marche en l’absence d’intervention chirurgicale.
En outre, il ne faut pas oublier qu’après une première chute, la probabilité de retomber est multipliée par vingt ! 
Comment les éviter ?
De nombreuses chutes pourraient être évitées par exemple avec l’emploi plus fréquent des barrières de protection dans le lit, en haut des escaliers et un revêtement de sol adapté (tapis antidérapant). Il ne faut pas non plus négliger les effets des médicaments consommés – notamment pour dormir, mais pas seulement – car nombre d’entre eux peuvent provoquer vertiges ou troubles de l’équilibre. Il ne faut pas oublier que la plupart des personnes âgées prennent des médicaments pour dormir mais se lèvent la nuit pour aller aux toilettes. 
                                                                                                                    
Pour limiter les chutes
Il faut prendre certaines précautions.
Vérifiez votre vue et corrigez-la si besoin.
Pratiquez une activité physique pour maintenir le capital osseux ; la marche et la natation sont conseillées.
Supprimez, à la maison, au maximum les tapis ou fixez-les.
Ne laissez rien traîner au sol : fils de l’aspirateur, du fer à repasser, du téléphone ou piles de journaux…
Attention aux carrelages glissants de la cuisine et de la salle de bain.
 
De simples aménagements du domicile suffiraient à réduire d’un tiers le nombre de chutes.
Pour les seniors qui vivent en pavillon, les escaliers représentent le plus grand danger. Ils doivent être parfaitement éclairés et munis d’une rampe. Les marches, quant à elles, doivent être revêtues de moquette pour ne pas glisser.
Pour les personnes âgées qui vivent en appartement, c’est la salle de bain qui est la plus dangereuse avec les baignoires que l’on doit enjamber et qui ne sont pas adaptées à l’âge. Afin d’éviter une chute inutile, il faut impérativement mettre un tapis antidérapant au fond de la baignoire, qui sera changer à la moindre usure. Des barres d’appui sont très utiles pour se relever.
Pensez aussi à installer des cache-robinets en mousse afin d’éviter de vous blesser si vous tomber. Enfin, veillez à ce que tous les ustensiles de toilette soient à portée de main (savon, shampoing…)
Pour les rangements et les placards :
Tous les objets lourds qui nécessitent d’être pris à deux mains (faitouts, cocotte…) doivent être rangés dans les placards dont la hauteur se situe entre les genoux et les épaules. Les ustensiles plus légers peuvent se ranger dans les placards plus hauts ou plus bas.
Si vous devez monter sur un escabeau ou un tabouret, grimpez pieds nus, en aucun cas en savates qui ne tiennent pas aux pieds, en collants ou en chaussettes glissantes. Attention à ne jamais vous pencher en avant sur un escabeau : votre tête ne doit jamais se projeter en deçà du carré ou du rectangle formé par les quatre pieds de l’escabeau. Son usage doit être réservé à des objets que l’on peut saisir d’une seule main, l’autre servant à se tenir. Mieux vaut attendre d’être entouré avant de grimper sur un tabouret ou un escabeau.

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