HYGIENE DE VIE

AVOIR UNE BONNE HYGIENE DE VIE, C’EST ESSENTIEL.*

*Source :
http://www.sante-mag.com/
 

Le tabac, responsable de 90 % des cancers du poumon ou de la vessie
L’alcool, un facteur de risque
Consommer cinq fruits et légumes
La sédentarité modifie le métabolisme
 

Tabac, alcool, alimentation, sédentarité… de nombreux cancers sont liés à notre mode de vie et à nos mauvaises habitudes.
            Le tabac, responsable de 90 % des cancers du poumon ou de la vessie
Entre 85 et 90 % des cancers du poumon ou de la vessie sont dus au tabac. La fumée de cigarette contient plus de 4 000 substances toxiques, dont une soixantaine est cancérigène. Il s’agit essentiellement des “goudrons” qui sont la principale cause des cancers tabagiques.
            D’après les données de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES), une personne qui fume un paquet par jour en inhale 250 ml par an (l’équivalent de deux pots de yaourt). Les goudrons se déposent dans l’organisme sur le trajet emprunté par la fumée. Ils favorisent donc des cancers au niveau des voies respiratoires : bouche, pharynx, larynx, trachée, et bien sûr poumon. Au niveau du poumon, ils passent dans le sang, puis dans l’urine au niveau du rein. Ils finissent par se déposer dans la vessie dont ils favorisent aussi le cancer.
 

L’alcool, un facteur de risque
            Même modérée, la consommation régulière d’alcool augmente le risque d’apparition de certains cancers. Cela s’explique par des effets directs au niveau de la bouche, du pharynx, du larynx et de l’œsophage : le transit d’alcool altère leurs muqueuses (les cellules qui tapissent les cavités de l’organisme). En dégradant progressivement l’architecture du foie, l’alcool provoque une cirrhose qui peut dégénérer en cancer. Il augmenterait le risque des porteurs du virus de l’hépatite B (entre 200 000 et 300 000 personnes en France), une des principales causes de cancer du foie, en favorisant la durée de leur infection.
                                                Toujours dans le foie, l’alcool perturberait le métabolisme de certaines hormones sexuelles et serait ainsi à l’origine d’une augmentation du risque de cancer du sein.
 

Consommer cinq fruits et légumes
            « La seule chose dont on est sûr en matière de cancer et d’alimentation, c’est qu’il faudrait manger au moins 400 g de cinq fruits et légumes par jour », explique le Dr Mahé-Tissot. Le respect de cette recommandation contribuerait à une diminution de 20 % des cancers, principalement ceux du tube digestif (de la bouche à l’anus). La consommation de fruits et légumes limite le surpoids (un facteur de risque important). Les vitamines dont ils sont riches inhibent certains processus cancéreux et activent des mécanismes protecteurs. En favorisant le transit, les fibres permettraient de limiter le temps de contact entre des molécules potentiellement cancérigènes et le tube digestif.
            Des études révèlent que notre consommation en protéines est probablement trop importante et pas suffisamment diversifiée. « Il faut penser au poisson. Même surgelé, c’est toujours mieux que rien », insiste le Dr Mahé-Tissot.

 
La sédentarité modifie le métabolisme           
La sédentarité est un mode de vie qui prive l’organisme des effets protecteurs que l’on prête aujourd’hui à l’activité physique. Elle favorise le surpoids et l’obésité, eux-mêmes facteurs de risque. D’après plusieurs études, l’obésité et l’inactivité physique expliqueraient, à elles deux, 25 à 33 % des cancers du côlon et du sein.

Concernant ses effets directs, la sédentarité modifie le métabolisme ainsi que la concentration des nutriments dans le sang et agit ainsi sur notre balance hormonale. Elle est responsable par exemple d’une surproduction d’insuline (chargée de la régulation du glucose sanguin) qui est un facteur de risque du cancer du côlon. En favorisant le transit intestinal, l’activité physique limiterait le temps de contact entre des agents susceptibles d’être cancérigènes et la paroi du tube digestif.
Pour la prévention du cancer du sein, il semble que ce soit des mécanismes hormonaux qui interviennent ; l’activité physique diminue la production et la disponibilité des œstrogènes qui, dans certaines conditions, augmentent le risque de cancer.            
Les spécialistes recommandent la pratique régulière d’une activité physique d’intensité modérée (vélo, natation, marche…). Les experts du Plan national nutrition santé (PNSS) préconisent, par exemple, trente minutes quotidiennes de marche rapide (éventuellement réalisables en plusieurs fois).
           

Bouger diminue les risques de cancer           

Aujourd’hui, un grand nombre d’études le confirment : le risque de souffrir et de décéder d’un cancer est moins important chez les personnes qui sont physiquement actives.
D’après des rapports de l’Agence internationale pour la recherche sur le cancer, c’est pour le cancer du côlon (chez l’homme et la femme) et le cancer du sein (chez la femme) que l’effet bénéfique de l’activité physique est le mieux démontré.
Pour le cancer du côlon, on observe en effet une réduction de 40 à 50 % du risque chez les personnes les plus actives. La diminution du risque de cancer du sein, elle, est d’environ 30 %. L’activité physique aurait également un effet protecteur, mais dans une moindre mesure, vis-à-vis des cancers de la prostate, de l’endomètre et du poumon.
 

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