Archive for juin, 2007

PREVENTION: CHIKUNGUNYA

mercredi, juin 6th, 2007

PREVENTION CONTRE LE CHIKUNGUNYA  

Quelles sont les mesures prises pour éradiquer le Chikungunya ?

Outre les mesures de protection individuelles, la lutte contre la maladie passe par la prévention de la prolifération des moustiques, c’est à dire par la réduction de toutes les sources potentielles de gîtes larvaires constituées par les eaux stagnantes et tout récipient susceptible de retenir les eaux de pluie (pots de fleurs, pneus usagers, gouttières de toit, etc…) et par l’application de traitements larvicides lorsque la suppression de ces sources n’est pas possible. Par ailleurs, cette lutte est également axée contre le moustique adulte au moyen de pulvérisation d’insecticide en zone infectée. La prévention dans l’habitat local repose sur l’utilisation d’insecticides autour des ouvertures des portes et des fenêtres, ainsi que l’utilisation de moustiquaires.
 

Comment réduire la présence des moustiques autour de l’habitation ?
 
Pour réduire la présence de moustiques autour de son habitation, il faut détruire les gîtes larvaires, c’est-à-dire les lieux de ponte du moustique

Après chaque pluie, il est conseillé d’effectuer une visite autour de la maison et de supprimer tous les récipients, objets divers, déchets, végétation qui contiennent de l’eau, car c’est dans ces rétentions d’eau que le moustique va pondre.
  

Les récipients de stockage d’eau de pluie doivent être fermés hermétiquement ou recouverts d’une moustiquaire, les soucoupes sous les pots de fleurs doivent être supprimées, l’eau des vases à boutures doit être renouvelée une fois par semaine.

Les récipients exposées à la pluie doivent être retournés ou mis à l’abri de la pluie, les pneus et détritus abandonnés dans le jardin doivent être éliminés (ou percés pour les pneus), les gouttières bouchées avec stagnation d’eau doivent être réparées, les piscines abandonnées et les bassins doivent être chlorés, empoissonnés ou remplis de sable.

Source: http://www.sante.gouv.fr/htm/pointsur/zoonose/12z_FAQ.htm

HYGIENE ELEMENTAIRE

mercredi, juin 6th, 2007

R APPEL SUR QUELQUES RÈGLES D’HYGIÈNE ÉLÉMENTAIRES
QUI SONT POURTANT SOUVENT NÉGLIGÉES
 Des microbes plein les mains
Les agents infectieux sont partout, mais les mains représentent le premier vecteur de propagation. Et nos mains, nous les portons inévitablement à notre bouche… Pour nous en prémunir, le Dr Salmann* recommande le lavage des mains en toutes circonstances, mais aussi d’abandonner notre habitude de serrer la main à chaque personne rencontrée. 
 
Les risques infectieux sont partout
Paradoxalement, nous sommes confrontés à des micro-organismes redoutables alors que nous disposons d’un arsenal thérapeutique et préventif des plus performants. C’est que notre hygiène et notre mode de vie (alimentation, hygiène, échanges, déplacements) a évolué.
 
C’est ainsi que dans son livre « On s’en lave les mains », le Dr Frédéric Saldmann en vient à nous conseiller de réapprendre en urgence les gestes simples d’une bonne hygiène quotidienne, soit celle de nos aïeux.
Et il commence directement par nous recommander expressément d’abandonner cette habitude de se serrer la main.
Les mains représentent le premier mode de propagation des agents infectieux.
Non pas que les germes pénètrent par la peau, mais parce que nous portons inévitablement notre main à notre bouche.
 

Le Dr Saldmann nous met en garde à l’aide d’exemples concrets et souligne ainsi l’ampleur du phénomène.
 

Une personne qui tousse porte par réflexe sa main à sa bouche afin de protéger son entourage. En revanche, des millions de germes se sont déposés dans sa main, et seront transmis à quelqu’un d’autre à la première poignée de main. Et ce quelqu’un d’autre, à un moment ou à un autre, mais dans un laps de temps très court, portera inévitablement sa main à sa bouche et sera contaminé.
Concernant les germes du tube digestif, « en serrant la main d’une personne sortant des toilettes sans s’être lavé les mains, vous risquez une fois sur trois de retrouver des germes fécaux de cette personne dans votre bouche dans les deux heures ».
 

Selon une étude sur le terrain, sur 15 personnes ayant reçu une poignée de main de la part d’une personne qui ne s’est pas lavé les mains en sortant des toilettes, 11 d’entre elles ont recueilli des bactéries sur leurs mains.
Dans une autre expérience identique, les bactéries ont été retrouvées sur les lèvres de 7 personnes sur 18, soit 39%.
 

Comment échapper à la poignée de main ?
Reste que dans la vie quotidienne, il est difficile de refuser une poignée de main. Il faut donc ruser. Se laver les mains dès que possible, avoir sur soi des lingettes antiseptiques, limiter les occasions de se serrer la main, prendre l’initiative avec un acquiescement de la tête, un sourire voire un clin d’œil, un signe de la main, une tape sur l’épaule, etc. on peut aussi envisager de remplacer la poignée de main par une bise sur la joue, à la condition expresse qu’aucun des deux ne soit enrhumé, grippé, atteint d’une gastro-entérite ou d’un herpès labial…
Et enfin, ne pas apprendre à nos enfants cette habitude de la poignée de main.
 

Se laver les mains en toutes circonstances
Tout au long de son livre, le Dr Saldmann revient constamment sur la même consigne : se laver les mains !
Et ça vaut le coup. Selon une étude ayant porté sur deux groupes d’étudiants américains, se laver les mains régulièrement diminue de 20% le risque de maladies, notamment respiratoires et de 43% l’absentéisme.
Hélas, 45% ne se lavent pas les mains en sortant des toilettes alors qu’ils ne sont que 9% lorsqu’ils utilisent des toilettes collectives, c’est-à-dire, lorsqu’ils sont sous le regard d’un camarade…
 

* le Dr Frédéric Saldmann est ancien attaché des Hôpitaux de Paris, spécialiste reconnu en hygiène alimentaire et directeur de la revue Nutrition pratique. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont les Nouveaux risques alimentaires (Ramsay, 1997) et très récemment « On s’en lave les mains » (Flammarion, 2007) -Source http://www.e-santé.fr/