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COMMENT GERER LES REPAS DE FETE?

jeudi, décembre 20th, 2007

repas-de-fete.pngBIEN GERER LES FETES ET LEURS EXCES

Si les fêtes de fin d’année célèbrent les retrouvailles familiales autour des plaisirs de la table, elles peuvent aussi raviver des conflits ou malmener notre système digestif. Les conseils d’ experts pour bien gérer – et digérer – cette période.

BIEN GERER UN REPAS… COPIEUX
Nausées, migraines, douleurs abdominales… ce sont quelques-uns des symptômes pouvant succéder à un repas trop copieux auquel l’organisme n’est pas habitué.

Trop de volume et de graisses : une digestion difficile
« Le contraste est grand entre un repas habituel, aujourd’hui limité à un ou deux plats, et un repas festif, remarque le Dr Hervé Robert*, médecin nutritionniste. Ce dernier peut compter jusqu’à cinq ou six plats entre les huîtres, le foie gras, la dinde, les fromages, la bûche et le ballotin de chocolats. » L’estomac, confronté à l’arrivée massive de victuailles, en assure plus difficilement la prédigestion. Les aliments y séjourneront plus longtemps, induisant une sensation de pesanteur pouvant s’accompagner de reflux acides.

Une “vidange” gastrique d’autant plus laborieuse que les aliments sont riches en graisses. Quand ceux-ci quitteront enfin l’estomac, c’est la vésicule biliaire qui ralentira la progression du bol alimentaire : elle devra libérer, non sans peine, suffisamment de bile pour digérer les graisses. A la clé : spasmes intestinaux, nausées, maux de tête… « L’association gras, sucres et alcool renforce ce phénomène, précise le Dr Odile Labrousse, médecin généraliste et nutritionniste, l’abus d’alcool pouvant à lui seul induire une mauvaise digestion. »

La bonne attitude ?
« La digestion commence dans la bouche, rappelle Brigitte Coudray, diététicienne auprès du « Cerin » (Centre de recherche et d’information nutritionnelles).
Une bonne mastication facilite le travail de l’estomac.
Ensuite, pour limiter le remplissage gastrique, il faut manger de tout, mais en petites portions, en se gardant de trop boire en mangeant. »
Ne pas oublier non plus de faire des pauses entre les plats.
Dans l’assiette, on réduira l’apport en graisses saturées (viandes grasses – mouton, agneau, porc – , fritures, pâtisseries industrielles, charcuterie, sauces…) pour privilégier les aliments sources de “bons” nutriments et de “bonnes” graisses (huîtres, oie, volaille, foie gras…).
L’astuce ? Répartir l’équilibre alimentaire sur l’ensemble du repas, en préparant par exemple une viande maigre si l’entrée est très calorique.
Et pour ne pas ralentir encore la digestion, « il faut s’abstenir de s’allonger dans les quelques heures qui suivent le repas, conseille la diététicienne, ou s’étendre en veillant à ce que le haut du corps reste à la verticale. »

Et les jours suivants ?
Pas d’inquiétude, les écarts alimentaires occasionnels, chez une personne bien portante, n’entameront ni sa santé ni sa silhouette. A condition de recadrer au besoin ses menus pendant une huitaine de jours, en privilégiant les légumes, les poissons et les viandes maigres. Mais il suffit généralement de s’écouter pour réguler spontanément son alimentation.

Pour certaines pathologies, des précautions alimentaires
– Les diabétiques, qui doivent veiller à l’équilibre de leur glycémie, devront éviter ou modérer (en fonction du type de diabète et sur avis médical) leur consommation d’alcool, de sucres et de graisses saturées. Un diabétique traité à l’insuline pourra compenser un excès de table ponctuel en adaptant son traitement avec son médecin.
– Les hypertendus, les insuffisants cardiaques, les insuffisants rénaux ou les personnes sous traitement à la cortisone, devront, en fonction de leur pathologie, s’interdire ou modérer leur consommation d’aliments salés : eau pétillante, apéritifs, huîtres, charcuterie, fromages, pâtisseries industrielles…
– Les personnes sujettes à des allergies alimentaires s’abstiendront bien sûr des aliments allergènes. Il leur est conseillé d’avoir à domicile une “trousse d’urgence” prescrite par le médecin contenant de l’adrénaline injectable et des médicaments (corticoïde, antihistaminique et broncho-dilatateur).

BIEN GERER UN REPAS… ARROSE
L’alcool : des effets rapides et tenaces
« L’alcool passe rapidement dans le sang, souligne Brigitte Coudray, diététicienne auprès du Cerin (Centre de recherche et d’information nutritionnelles), surtout lorsque l’on est à jeun, comme au moment de l’apéritif. »
A savoir : le sucre et les boissons gazeuses accélèrent l’imprégnation alcoolique.
En revanche, il faut du temps pour éliminer l’alcool de l’organisme : en moyenne 0,10 à 0,15 g par litre de sang et par heure, sachant qu’un verre de vin fait monter le taux d’alcoolémie à 0, 25 g par litre de sang (à moduler selon son sexe, sa corpulence, son âge).

Après un repas festif et arrosé, plusieurs heures sont donc nécessaires pour retrouver un taux d’alcoolémie normal (inférieur à 0,5 g par litre de sang ou 0,25 mg par litre d’air expiré) permettant, entre autres, de reprendre sa voiture… Exemple : pour une personne qui élimine 0,1 g par heure, six heures seront nécessaires pour résorber une alcoolémie de 0,6 g par litre de sang. Par ailleurs, l’alcool peut, chez certaines personnes, générer des migraines. Sur la sellette ? Les sulfites, des conservateurs soufrés surtout présents dans les vins blancs, et les amines biogènes (tyramine, histamine…), des molécules produites au cours de la vinification.

La bonne attitude ?
– A l’heure de l’apéritif, pour éviter une ébriété rapide et des fonctions cérébrales altérées, mieux vaut ne pas faire l’impasse sur les amuse-gueules.
– Tout au long du repas, veiller à boire beaucoup d’eau. « La surconsommation d’alcool pendant un repas est souvent liée à la soif… que l’on étanche volontiers avec des vins ! » explique le Dr Odile Labrousse, médecin généraliste et nutritionniste.
– Attention aussi aux mélanges alcoolisés, pas toujours bien tolérés sur le plan digestif. « L’alcool ne favorise pas la digestion et ne dissout pas les graisses, prévient le Dr Hervé Robert*. Le trou normand, à ce titre, est fantaisiste ! »

*Auteur de “Réponses à 100 questions sur les régimes”, éd. Pocket, 2005.

Sous traitement médicamenteux, prudence !!

Si vous êtes notamment sous tranquillisants, sous antibiotiques, sous anti-inflammatoires, sous antihistaminiques…, vous devez demander à votre médecin traitant si la prise d’alcool, même modérée, est envisageable. Pensez aussi à consulter la notice d’utilisation du médicament. Attention aux antidépresseurs et aux anxiolytiques dont l’alcool potentialise les effets (léthargie importante) ou risque de générer des effets paradoxaux (excitation, idées suicidaires…).


BIEN GERER UN REPAS… FAMILIAL

Des contentieux qui refont surface !
Malgré l’enthousiasme que les réunions de famille suscitent le plus souvent, ces dernières peuvent parfois laisser un goût amer.
« Tous les contentieux anciens s’invitent aussi à la fête, développe Nicole Prieur*, philosophe et psychothérapeute pour enfants et adolescents, et les comptes familiaux, rarement réglés, resurgissent à cette occasion. Or il y a peu de chances pour que ces contentieux se dénouent à l’occasion du réveillon. »
Autre motif éventuel de contrariété : le regard que la famille porte sur nous qui, bien souvent, nous “fige” à un moment passé de notre histoire, alors que nous avons changé. Parce que ce regard diffère de celui de notre entourage (amis, compagnon, collègues…), il peut être déstabilisant.

La solution ?
Mettre de la distance avec le passé et les réalités familiales, en renonçant, une fois pour toutes, à vouloir les transformer. On finit ainsi par ne plus en vouloir à sa famille, et c’est là que les choses peuvent évoluer.

Le goût de l’enfance et l’importance des rituels
Mais les réunions de Noël sont aussi une source de plaisir. Outre la joie des retrouvailles, des complicités nouvelles (avec les conjoints, les enfants…) peuvent se nouer. « Mais surtout, souligne Nicole Prieur, ces rassemblements nous renvoient aux bons côtés (festif, féerique, magique) de l’enfance, nous permettant une très belle régression. »
Quant aux rituels qui les jalonnent (autour de la table, du sapin, de la distribution des cadeaux), ils construisent la mémoire de la famille et renforcent le sentiment d’appartenance.
« Dans un contexte sociétal de familles recomposées, ces rituels créent une continuité dans l’histoire familiale, quand les événements ont plutôt fait vivre des ruptures. » Des “rituels-repères” qui se transmettent de génération en génération.

La bonne attitude ?
« Pour mieux vivre les fêtes de fin d’année, il faut savoir recevoir, au sens large du terme, affirme Nicole Prieur.
Qu’il s’agisse des cadeaux, parfois plus compliqués à recevoir qu’à donner ou des valeurs, importantes pour soi, qui nous ont été transmises. »

L’idée ?
Relire son histoire en s’attachant à ce que l’on a reçu, plutôt qu’à ce qui a fait défaut.
Quant aux personnalités “difficiles” qui ne manquent pas de réveiller les vieux litiges, « on les intégrera, avec humour, aux rituels familiaux, conseille la philosophe. “A Noël, on mange de la dinde et, au dessert, on a droit à la réflexion de Tonton !”

L’essentiel : prendre du plaisir à ces réunions, ou s’octroyer une pause.

Vous jugez cette année que la priorité se situe du côté de votre couple, que vous avez besoin de prendre une distance physique avec votre famille ? Autorisez-vous alors à partir en vacances avec votre conjoint et vos enfants. Vous rejoindrez la fratrie et les parents avec plus de plaisir encore l’année suivante.

* Auteur de “Raconte-moi d’où je viens”, éd. Bayard, 2007.

SOURCE : Lise Bouilly
http://www.santemagazine.fr/

RECETTE DE NOEL

jeudi, décembre 20th, 2007

dinde2.jpg RECETTE DE NOËL

DINDE FARCIE AUX CHAMPIGNONS SAUVAGES

Pour 6 personnes
Ingrédients :

• dinde (de 3 kg environ, vidée) : 1
• champignons sauvages : 400 g
• pain de mie : 3 tranches
• lait : 10 cl
• échalote : 2
• foie de volaille : 100 g
• poitrine fumée : 150 g
• cerfeuil : 1 bouquet
• huile : 5 c. à soupe
• beurre : 50 g
• sel, poivre

Préparation :
• Nettoyez les champignons.
• Epluchez les échalotes, hachez-les.
• Coupez les foies de volaille en petits morceaux et la poitrine fumée en petits lardons très fins.
• Lavez, séchez, effeuillez le cerfeuil et hachez-le.
• Retirez la croûte du pain de mie et trempez-les dans le lait.
• Faites chauffer 3 c. à soupe d’huile dans une poêle.
• Mettez-y les lardons, les foies de volaille et les champignons à revenir à feu vif pendant 4 min.
• Puis ajoutez l’échalote et le cerfeuil. Salez et poivrez.
• Faites cuire 10 min à feu doux en remuant de temps en temps. Préchauffez le four th.6 (180°C).
• Versez la préparation dans un saladier et ajoutez la mie de pain. Mélangez bien.
• Remplissez la dinde de cette farce et fermez l’ouverture en la cousant avec de la ficelle de cuisine.
• Mettez la dinde dans un plat à four, arrosez-la du reste d’huile et parsemez-la de beurre. Salez et poivrez.

Enfournez et faites cuire 2 h.

Servez la dinde entière accompagnée d’une purée de pommes de terre et céleri.

*****BON APPETIT ET JOYEUX NOEL*****

LES ORIGINES DE NOEL

jeudi, décembre 20th, 2007

noel.jpg joyeux-noel.jpg
LES ORIGINES DE NOEL

Une fête aux origines païennes

La date à laquelle nous fêtons Noël est avant tout un héritage de la Rome Antique.
Bien avant la naissance de Jésus de Nazareth, la fin de l’année solaire (le solstice d’hiver) est une période charnière, pendant laquelle ont lieu de nombreuses célébrations vouées au culte du dieu des semailles et de la fertilité, Saturne.
Les Saturnales se déroulent du 17 au 24 décembre : pendant sept jours, famille et amis se rassemblent dans un décor de végétation et de guirlandes et s’offrent des figurines de pain ou de terre cuite. On ne revêt plus la toge, mais la tunique, vêtement des pauvres et des esclaves et on peut même coiffer le pileus libertatis, « bonnet de liberté », coiffure des esclaves affranchis.
Lorsque Jules César réforme le calendrier lunaire alors en vigueur, pour adopter le calendrier solaire, (dit « calendrier julien » et servant de base à notre calendrier actuel), le solstice est improprement fixé au 25 décembre (il a en réalité lieu le 21 décembre).
Une erreur qui va perdurer et donner sa date à la Fête de la nativité…

La naissance du Christ :

Il n’y a aucune certitude quant au jour exact de la naissance de Jésus.
La date du 25 décembre n’a été arrêtée qu’en 354, par le Pape Libère.
A cette époque, l’Eglise chrétienne instaure un calendrier des fêtes afin de supplanter les rites romains (Saturnales), germaniques (Culte des morts) et celtes (Solstice d’hiver).
Le christianisme voyant Jésus comme la « lumière du monde », son association au solstice d’hiver, à la résurrection du soleil, apparaît parfaitement naturelle.
Noël est donc à la fois synonyme de lumière et de naissance du Christ. Il subsiste d’ailleurs un débat sur l’étymologie même de ce mot.
Provient-il du celte, par la contraction de noio (nouveau) et de hel (soleil), ou du latin natalis (la natalité)?

Saint Nicolas, ancêtre du Père Noël
Saint patron et protecteur des petits enfants et de la Lorraine, Saint Nicolas est fêté tous les 6 décembre, date de sa mort dans l’est et le nord de la France ainsi que dans de nombreux pays d’Europe (Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Autriche…). Il fait le tour des villes pour récompenser les enfants sages. Ancêtre du Père Noël, il parcourt le monde pour
distribuer des cadeaux aux enfants méritants. Ainsi, il visite les écoles maternelles, distribue du pain d’épice et des oranges et se voit remettre les clés de la ville par le maire. Ce personnage serait inspiré d’une personnalité réelle, Nicolas de Myre, évêque d’Asie mineure du IVe siècle, victime de persécutions sous le règne de Dioclétien. Appartenant aux saints les plus populaires, Saint Nicolas a alimenté une multitude de légendes mettant en avant sa personnalité généreuse. Il aurait donné de l’argent à trois jeunes filles pauvres pour qu’elles puissent avoir une dot et se marier. De plus, il aurait sauvé de la tempête un bateau portant une cargaison de blé pour la ville de Myre.

Le Père Fouettard
Compagnon de Saint Nicolas, le Père Fouettard punit les enfants qui ne sont pas sages pendant l’année. On dit souvent que cette légende est une invention de précepteurs qui, au XVIIIe siècle, effrayaient ainsi garnements et fainéants. En réalité, le personnage a une origine historique précise. Lors du siège de Metz par les troupes de Charles Quint, au XVIe siècle, les habitants de la ville assiégée tournaient en dérision l’image de l’empereur en brûlant un mannequin à son effigie. Ce dernier était surnommé le Père Fouettard.

Le Père Noël : La naissance d’un mythe
Dès le début du culte de Saint Nicolas, un personnage ressemblant au Père Noël est présenté comme son valet dans les pays de tradition germanique. Il porte différents noms : Knecht Ruprecht en Allemagne, Krampus en Bavière orientale et en Autriche ou encore Hans Trapp au Palatinat et en Alsace. Aux Etats Unis, la première évocation d’un personnage rappelant le Père Noël date du début du XIXe siècle. En 1822, il ne porte pas encore son nom actuel mais est déjà décrit par le pasteur américain Clement Clarke Moore. Ce dernier, dans un poème intitulé « A Visit from St Nicholas », présente Saint Nicolas comme un lutin sympathique, fumant la pipe, dodu et souriant, qui distribue les cadeaux en se déplaçant sur un traîneau tiré par huit rennes. Un texte qui a joué un rôle important dans l’élaboration du mythe que nous connaissons. A partir de 1850, les Anglais commencent à abandonner la célébration de la Saint Nicolas et à lui préférer la fête de Noël.

Le Père Noël Coca-Cola
Le Père Noël de Sundblom, popularisé par Coca-Cola
L’image d’un personnage rond vêtu d’un costume rouge garni de fourrure n’est devenue populaire qu’à partir des années 1930.
C’est exactement en 1931 que le dessinateur Haddon Sundblom décide d’utiliser cette image dans une
Le Père Noël de Sundblom, popularisé par Coca-Cola
campagne publicitaire de Coca-Cola, afin d’inciter les consommateurs à acheter la célèbre boisson gazeuse en plein hiver.
Cette image, largement transmise par tous les medias, a réussi à gagner le monde entier.
En France, pays catholique où Noël a longtemps été associé à la seule naissance du Christ, le personnage a été popularisé par les Américains pendant la Seconde Guerre Mondiale.

ATTENTION NOUVEAU NUMERO DE SOS MEDECIN

jeudi, décembre 20th, 2007

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36 24 : nouveau numéro de SOS Médecins

SOS Médecins, c’est 1000 médecins répartis sur l’ensemble du territoire en 60 associations et couvrant les deux tiers de la population française, accessibles à toute heure du jour et de la nuit. Pour les joindre, le 36 24 remplace désormais le 0 820 33 24 24, numéro national qui avait été créé en 2005. Il consolide la présence permanente de SOS Médecins en facilitant l’accès à son réseau médical.

Grâce à une expérience de plus de quarante ans, à ses protocoles d’intervention, à une mobilisation constante à travers le « service médical continu », SOS Médecins conforte sa fonction de maillon essentiel pour le traitement de l’urgence et la permanence de soins.
Organisés autour d’un principe central qui est d’associer la régulation, les professionnels de SOS Médecins sont toujours joignables par l’entremise de leurs centres d’appel et choisissent le meilleur mode d’intervention en fonction du degré d’urgence médicale et sociale.
La visite au chevet du patient est le mode opératoire habituel de SOS Médecins car il est le mieux adapté pour minimiser simultanément les risques encourus par le patient et les coûts pour la collectivité. Mais les associations SOS Médecins y ajoutent des possibilités de consultation et la dispense de conseils, lorsque les situations médicales et sociales évaluées par le médecin de SOS ayant procédé à la régulation l’y conduisent.
Avec le 36 24, SOS Médecins propose un numéro direct pour bénéficier de l’intervention d’un médecin présent sur le terrain, sans intermédiation et toute l’année.
Source : Communiqué de SOS médecin – décembre 2007

LE BLUES HIVERNAL

jeudi, décembre 20th, 2007

depression3.jpgSAMEDI 22 DECEMBRE 2007
C’EST L’HIVER

EN FINIR AVEC LE BLUES HIVERNAL

Fatigue, tristesse, augmentation des heures de sommeil et de l’appétit sont les principaux symptômes de la dépression saisonnière.
Ces troubles affectifs débutent majoritairement à l’automne et disparaissent spontanément au printemps.
Pourquoi souffrir inutilement ? Aujourd’hui, des traitements efficaces existent !

Chaque année, dès que les feuilles des arbres tombent, Caroline, une jeune femme habituellement dynamique, se sent immensément fatiguée et déprimée. A trente ans, voilà déjà plus de dix ans que ce trouble saisonnier handicape sa vie quotidienne :
« A l’automne, j’ai le blues et ça dure tout l’hiver, jusqu’au printemps où je me sens enfin revivre.
Dès que les jours diminuent et que le début de l’automne pointe son nez, c’est chaque année la même chose. Ca ne va pas, je suis très fatiguée et pourtant je dors beaucoup plus qu’aux beaux jours. Je suis triste, je n’ai envie de voir personne et je n’ai le goût de ne rien faire. Mon seul intérêt, c’est alors la bouffe : je m’empiffre de pâtes, de patates et de sucreries ».
Caroline, comme beaucoup de femmes, souffre d’une dépression saisonnière qui touche aussi les hommes mais dans de moindres proportions. Enfants et adolescents ne sont pas épargnés par ces troubles affectifs saisonniers, encore appelés déprime hivernale, « winter blues » ou blues d’hiver.
Les travailleurs de nuit, les personnes qui travaillent et vivent dans des endroits peu ou mal éclairés peuvent aussi en souffrir, même en été.

Les retentissements sociaux et familiaux du blues hivernal

« Le pire, c’est au travail. J’ai d’immenses difficultés à me concentrer et à respecter les échéances, qui m’angoissent. Et à la maison, je suis irritable avec mes enfants et mon mari, qui se plaint, en plus, de ma perte d’appétit sexuel en hiver et de ma prise de poids constante à cette saison », atteste Caroline.
En effet, l’amplitude des difficultés liées à la dépression saisonnière varie d’une personne à l’autre. Pour certains, ce trouble peut véritablement affecter la vie sociale, relationnelle et affective jusqu’à générer des problèmes professionnels et familiaux. Difficultés de concentration, isolement avec repli sur soi, baisse de la libido, perte d’intérêt pour les activités habituelles comme la pratique d’un sport avec ses enfants ou obésité sont autant de conséquences négatives de la dépression saisonnière, désormais considérée par les professionnels de santé, comme une maladie à part entière qui doit être traitée.

Une prise en charge globale du blues hivernal

Traitement par la lumière encore appelé photothérapie ou luminothérapie, antidépresseurs, diète et exercice sont les principaux axes de la prise en charge thérapeutique.
Pour votre médecin, le diagnostic de dépression saisonnière est facile à poser. Il pourra alors vous prescrire des séances de photothérapie ou vous conseiller d’acheter une lampe spécifique qui vous permettra de vous exposer, chez vous, aux bienfaits des rayons lumineux et dont l’intensité sera déterminée en fonction de votre pathologie. Cette luminothérapie permettra de soigner, en partie, votre dépression et contribuer à diminuer votre appétit.
La plupart du temps, des antidépresseurs vous seront prescrits pour vous aider à passer ce cap difficile, associés à des conseils nutritionnels. Dans tous les cas, l’exercice physique est conseillé. Il contribue à maintenir votre forme et votre ligne, ainsi qu’à promouvoir vos capacités relationnelles. Alors, si vous avez le blues dès les premières feuilles mortes, n’hésitez pas à consulter rapidement votre médecin !

Source : http://www.doctissimo.frGhislaine Trabacchi

L’avent

jeudi, décembre 20th, 2007

avent1.gif L’Avent

Le temps de Noël se déroule pendant presque un mois, et les fêtes peuvent débuter dès la Saint Martin, le 11 novembre pour se terminer le 6 janvier avec l’Épiphanie.
La période de l’Avent (du latin Adventus, la venue, l’arrivée) dure quatre semaines au cours desquelles le rituel religieux prépare à la célébration de Noël.

Autrefois, période de jeûne, la consommation de viande, de fromages, de boissons alcoolisées était interdite.
Pendant ce temps, on préparait le repas de Noël en tuant le cochon, on confectionnait des pâtisseries, on nettoyait la maison, on la décorait.

Aujourd’hui, les enfants comptent les jours qui les séparent du soir de Noël en ouvrant les cases des calendriers de l’Avent.

Quatre semaines avant Noël
Les quatre semaines incluant les quatre dimanche précédant la veille de Noël correspondent à l’Avent.
Pour les chrétiens, ce terme classique fut employé pour désigner la venue du Christ parmi les hommes. Depuis le pape Grégoire I, nommé aussi Grégoire le Grand, l’Avent représente la période de la préparation de la venue du Christ.

Elle commence avec le 4e dimanche avant Noël et marque le début de l’année ecclésiastique.

Elle a donc commencé dimanche 2 décembre 2007.

La grisaille et les journées courtes s’installent
« En célébrant chaque année la liturgie de l’Avent, l’Eglise actualise cette attente du Messie : en communiant à la préparation de la première venue du Sauveur, les fidèles renouvellent leur désir ardent de son second avènement » (Catéchisme de l’Eglise catholique).
Novembre s’installe dans les villes et les campagnes avec sa grisaille, des journées courtes, la nuit qui envahit les maisons, la pluie, le froid, le vent.

Déjà aux époques païennes, des réjouissances étaient organisées à cette époque. Elles manifestaient la volonté des hommes de conjurer la peur de rentrer dans une maison morte plongée dans la nuit et l’arrivée effrayante des longues nuits.
Le symbole principal de l’Avent est sans conteste la lumière, ce qui est compréhensible à cette époque de l’année.
La lumière non seulement chasse l’obscurité mais aussi représente l’espoir et la lutte contre le mal.

Au gré des fêtes, l’attente de Noël se transforme en célébration de la lumière et de la fécondité. Les jours sombres se remplissent de lumières.
Préparer Noël c’est transformer les tristes journées de novembre en instants féeriques plein d’espoir.
C’est conjurer les mauvais sorts apportés par l’imagination transie par le froid et la nuit. C’est conjurer la mort.
Le soleil se couche, vive le soleil et célébrons le.

Dès l’Avent la maison toute entière se pare dans l’attente du grand jour :
– couronne de l’Avent sur la table,
– couronne sur la porte d’entrée,
– guirlandes autour des portes,
– lumière chaude des bougies.

La fête de la Saint André fixe à quelques jours près, l’entrée dans l’Avent.

Le dimanche le plus proche de cette fête est le premier dimanche de l’Avent.

Nos ancêtres au nord de l’Europe, qui craignaient de voir le soleil disparaître pour toujours, habillaient leur logis au coeur de l’hiver de couronnes composées de feuillages verts.

En Allemagne, on connaît la couronne de l’Avent seulement depuis la Première Guerre Mondiale.

Couronne de l’Avent
La couronne est un ancien symbole aux significations multiples. Les couronnes rondes de l’Avent évoquent le soleil et annoncent son retour.

Plus récemment, un pasteur allemand décida d’allumer chaque jour une bougie disposée sur une roue, pour marquer les 24 jours qui précédent Noël.
La roue fût remplacée par du sapin et les bougies réduites à 4. Elle marquent les 4 dimanche qui précédent Noël.

Pour les chrétiens, cette couronne est aussi le symbole du Christ Roi, le houx rappelant la couronne d’épines posée sur la tête du Christ avant sa mise en croix.
Les 4 dimanche symbolisent aussi les 4 saisons et les 4 points cardinaux.
Noël sera là lorsque la dernière bougie sera allumée.
Le plus souvent les bougies sont rouges pour évoquer le feu et la lumière.
Sur les couronnes d’inspiration suédoise, les bougies ont blanches, couleur de fête et de pureté.
En Autriche on les choisit violettes car cette couleur est symbole de pénitence.


Le calendrier de l’Avent pour patienter

Cette tradition germanique est née de l’imagination d’un père de famille voulant canaliser l’impatience de ses enfants.

Il découpa des images pieuses qu’il leur remit chaque matin.

Un peu plus tard, les images pieuses se sont envolées pour laisser place à des biscuits. Le calendrier est ainsi né.

DONS DU SANG : BESOIN URGENT DE DONS

mardi, décembre 4th, 2007

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APPEL URGENT AU DON DE SANG, SITUATION ALARMANTE DES STOCKS
EN FRANCE

L’Etablissement Français du Sang (EFS) lance mardi 4 décembre un appel urgent au « don de sang » en évoquant la « situation alarmante » des stocks sanguins.

« A ce jour, le stock de produits sanguins n’est pas suffisant pour faire face au risque de pénurie qui s’annonce à l’approche des fêtes de fin d’année », avertit l’EFS qui dispose de seulement « 10 jours de stocks en globules rouges ».

Les besoins des malades continuent à augmenter (+5% en 2007) alors que le don ne progresse pas dans les mêmes proportions.

Chacun doit donc être convaincu qu’il y a urgence à venir donner.

Quelques jours après avoir constaté une baisse de fréquentation des sites de collectes à la suite des perturbations liées aux mouvements sociaux, l’EFS signale ainsi « un niveau de stocks de produits sanguins très préoccupant dans de nombreuses régions françaises, notamment en Ile de France et PACA ».

« Afin de répondre aux besoins croissants des malades, il appelle les donneurs et ceux qui n’ont encore jamais donné à se mobiliser massivement dans les jours à venir ».

Chaque année en France, 500.000 malades ont besoin de produits sanguins, principalement utilisés pour des interventions chirurgicales, le traitement des maladies hématologiques et des cancers ou encore lors des accouchements.
Mais la consommation en produits sanguins augmente de façon continue. « Auparavant épisodiques, les périodes de tension concernant le niveau de stocks de sang sont de plus en plus fréquentes », constate l’EFS.

« Cette situation difficile s’explique principalement par un déséquilibre croissant entre une demande en produits sanguins en forte augmentation (estimation de + 5% entre 2006 et 2007) et des dons qui stagnent (seuls 4% des Français ont donné leur sang en 2006, soit environ 1,5 million de personnes) », explique l’EFS.

Tous les jours en France, de l’ordre de 8.800 dons sont nécessaires, estime-t-il.

Pour donner son sang, il faut avoir de 18 à 65 ans (60 ans pour un 1er don), être en bonne santé et ne pas avoir été dans une situation à risques (voyages dans certains pays étrangers, rapports sexuels non protégés…) au cours des mois précédant le don.

S’abstenir, si l’on a subi un tatouage ou un tatouage pierçing il y a moins de 4 mois, une intervention chirurgicale ou des soins dentaires récemment, si l’on pèse moins de 50 kg, si l’on a déjà subi une transfusion ou souffert du paludisme.

Les personnes ayant vécu au moins 12 mois dans les îles britanniques entre 1980 et 1996, période de la crise de la « vache folle », sont exclues du don en France comme dans d’autres pays.

Les contre-indications au don sont précisées sur le site Internet : www.dondusang.net/faq.htm.

Pour savoir où donner : www.dondusang.net – rubrique « Où donner? ».
On peut également téléphoner au numéro Azur : 0 810 150 150 (coût d’un appel local depuis un poste fixe).

*Source : http://afp.google.com/article/ALeqM5gVyRmeGvEvTJKeghXGWbUmC08yRQ

LES RESTOS DU COEUR

lundi, décembre 3rd, 2007

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Coup d’envoi de la 23e campagne des Restos du Coeur

Les Restos du Coeur, qui ont servi depuis leur création par Coluche en 1985 un milliard de repas, lancent lundi 3 décembre 2007 leur vingt-troisième campagne avec l’objectif de nourrir sainement, une année encore, les plus démunis mais aussi de lutter contre la précarisation grandissante.

Au cours de leur campagne 2006-2007, les Restos ont servi 81,7 millions de repas à plus de 700.000 personnes, un chiffre qui inquiète les 51.000 bénévoles qui notent que le nombre cumulé de repas servis depuis la première campagne lancée par Coluche atteint un milliard.

Les responsables des Restos notent également que le nombre de personnes accueillies est de 10% de plus au cours des deux dernières années car, remarquent-ils, « même si le chômage baisse, ni les allocataires de minima sociaux ni le nombre de personnes en dessous du seuil de pauvreté ne diminuent ». « La banalisation des situations de grande précarité, ajoutent-ils, amène certains qui y répugnaient auparavant à pousser les portes de notre association ».

Sur tout le territoire, il y a 1.900 centres et antennes ainsi que 240 Restos et Points Bébés du Coeur.

Au-delà de l’aide alimentaire, et pour permettre aux personnes accueillies de sortir durablement de l’exclusion, les Restos développent des chantiers d’insertion qui emploient 1.200 salariés en contrats aidés.
Grâce à ce dispositif, remarque le président des Restos Le ministère des Finances a annoncé que l’Etat engageait la vente « d’environ 2,5% », et jusqu’à 3,7%, du capital du groupe public EDF , un quart des personnes trouvent un travail définitif.

Pour la prochaine campagne, les Restos veulent mettre l’accent sur trois messages forts, a souligné Olivier Berthe.

D’abord l’engagement « pour une Europe solidaire ». Il s’agit de défendre le PEAD (Plan européen d’aide aux démunis), un programme lancé par Jacques Delors en 1988 qui fait bénéficier des associations caritatives des excédents agricoles européens.
Avec des excédents en forte diminution, ce programme est menacé et il s’agit, a expliqué Olivier Berthe, de compenser cette diminution afin de « préserver une Europe solidaire ».
Ce programme a jusqu’à présent fait bénéficier les Restos d’environ 14 millions d’euros, soit 25% des besoins de la campagne Hiver.

Les Restos se mobiliseront aussi en faveur d’« un droit au logement pour tous », ainsi que pour la défense des contrats aidés. Les dons aux Restos du Coeur ont progressé de 50% en cinq ans et le nombre de donateurs réguliers est de plus de 480.000.

Cette part des ressources de l’association, aidées par « l’amendement Coluche » -qui permet de déduire de la déclaration d’impôts les dons faits aux associations caritatives-, est la plus importante.

Lundi, pour la nouvelle campagne, les Restos accueilleront quelques-uns des « Enfoirés », ces artistes qui ont repris l’appel de Coluche et qui fournissent, par leurs prestations, à l’association le tiers de ses ressources.

En 2008, les concerts des « Enfoirés » auront lieu à Strasbourg du 23 au 28 janvier.