LE BLUES HIVERNAL

depression3.jpgSAMEDI 22 DECEMBRE 2007
C’EST L’HIVER

EN FINIR AVEC LE BLUES HIVERNAL

Fatigue, tristesse, augmentation des heures de sommeil et de l’appétit sont les principaux symptômes de la dépression saisonnière.
Ces troubles affectifs débutent majoritairement à l’automne et disparaissent spontanément au printemps.
Pourquoi souffrir inutilement ? Aujourd’hui, des traitements efficaces existent !

Chaque année, dès que les feuilles des arbres tombent, Caroline, une jeune femme habituellement dynamique, se sent immensément fatiguée et déprimée. A trente ans, voilà déjà plus de dix ans que ce trouble saisonnier handicape sa vie quotidienne :
« A l’automne, j’ai le blues et ça dure tout l’hiver, jusqu’au printemps où je me sens enfin revivre.
Dès que les jours diminuent et que le début de l’automne pointe son nez, c’est chaque année la même chose. Ca ne va pas, je suis très fatiguée et pourtant je dors beaucoup plus qu’aux beaux jours. Je suis triste, je n’ai envie de voir personne et je n’ai le goût de ne rien faire. Mon seul intérêt, c’est alors la bouffe : je m’empiffre de pâtes, de patates et de sucreries ».
Caroline, comme beaucoup de femmes, souffre d’une dépression saisonnière qui touche aussi les hommes mais dans de moindres proportions. Enfants et adolescents ne sont pas épargnés par ces troubles affectifs saisonniers, encore appelés déprime hivernale, « winter blues » ou blues d’hiver.
Les travailleurs de nuit, les personnes qui travaillent et vivent dans des endroits peu ou mal éclairés peuvent aussi en souffrir, même en été.

Les retentissements sociaux et familiaux du blues hivernal

« Le pire, c’est au travail. J’ai d’immenses difficultés à me concentrer et à respecter les échéances, qui m’angoissent. Et à la maison, je suis irritable avec mes enfants et mon mari, qui se plaint, en plus, de ma perte d’appétit sexuel en hiver et de ma prise de poids constante à cette saison », atteste Caroline.
En effet, l’amplitude des difficultés liées à la dépression saisonnière varie d’une personne à l’autre. Pour certains, ce trouble peut véritablement affecter la vie sociale, relationnelle et affective jusqu’à générer des problèmes professionnels et familiaux. Difficultés de concentration, isolement avec repli sur soi, baisse de la libido, perte d’intérêt pour les activités habituelles comme la pratique d’un sport avec ses enfants ou obésité sont autant de conséquences négatives de la dépression saisonnière, désormais considérée par les professionnels de santé, comme une maladie à part entière qui doit être traitée.

Une prise en charge globale du blues hivernal

Traitement par la lumière encore appelé photothérapie ou luminothérapie, antidépresseurs, diète et exercice sont les principaux axes de la prise en charge thérapeutique.
Pour votre médecin, le diagnostic de dépression saisonnière est facile à poser. Il pourra alors vous prescrire des séances de photothérapie ou vous conseiller d’acheter une lampe spécifique qui vous permettra de vous exposer, chez vous, aux bienfaits des rayons lumineux et dont l’intensité sera déterminée en fonction de votre pathologie. Cette luminothérapie permettra de soigner, en partie, votre dépression et contribuer à diminuer votre appétit.
La plupart du temps, des antidépresseurs vous seront prescrits pour vous aider à passer ce cap difficile, associés à des conseils nutritionnels. Dans tous les cas, l’exercice physique est conseillé. Il contribue à maintenir votre forme et votre ligne, ainsi qu’à promouvoir vos capacités relationnelles. Alors, si vous avez le blues dès les premières feuilles mortes, n’hésitez pas à consulter rapidement votre médecin !

Source : http://www.doctissimo.frGhislaine Trabacchi

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