LES HEPATITES

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Les hépatites
Organe aux multiples fonctions, le foie a de nombreux ennemis, parmi lesquels de nombreux virus. Plus d’un Français sur cent serait ainsi atteint d’une hépatite virale. Ces maladies affectent l’ensemble du tissu hépatique et s’accompagnent d’une réaction inflammatoire, pouvant évoluer vers la cirrhose ou le cancer du foie. Parmi les hépatites provoquées par un virus, on distingue les hépatites A, B, C, mais on a aussi identifié le virus D ou delta et le virus E.
3e Journée nationale hépatites : Rebondissez !
MERCREDI 16 JANVIER 2008

Généralités sur les hépatites
Organe vital, le foie est la plus grande glande du corps humain. Véritable usine servant à éliminer les produits toxiques, il est peut lui-même être victime de multiples ennemis : champignons, virus, médicaments, cirrhose, cancer… Quand le foie est en souffrance, c’est tout l’organisme qui en pâtit.

– Hépatite A, limiter les risques
L’hépatite A se transmet essentiellement par l’absorption d’eau ou d’aliments souillés par des matières fécales. Une hygiène précaire favorise donc la transmission de la maladie. Mais pour se protéger du virus, le vaccin contre l’hépatite A est très efficace.
A compter du premier janvier 2006, l’hépatite A devient une maladie à déclaration obligatoire et doit faire l’objet d’un signalement aux autorités sanitaires.
Des formes rares mais plus sévères chez l’adulte
Fièvre, fatigue importante accompagnée de nausées, douleurs abdominales suivies d’une jaunisse… Les symptômes apparaissent généralement 15 à 50 jours après la contamination (30 jours en moyenne). Le diagnostic repose alors sur la recherche d’anticorps IgM anti-VHA. La contamination se fait généralement par contact avec une personne contaminée ou par l’ingestion d’aliments contaminés (par l’environnement, coquillages, ou par manipulation par une personne contaminée) ou d’eau contaminée (principalement dans les pays en voie de développement). Dans les pays développés où les conditions d’hygiène sont bonnes, les contaminations concernent davantage les adultes qui ne sont pas protégés, n’ayant pas eu la maladie durant l’enfance.
Ces cas tardifs sont plus souvent symptomatiques et potentiellement graves. Les formes sévères entraînant des décès restent très rares. Contrairement aux hépatites B et C, l’hépatite A n’évolue pas vers des formes chroniques. La prévention repose sur le respect des règles d’hygiène universelles (lavage des mains après le passage aux toilettes, après le change d’un nourrisson, avant la préparation des repas, des biberons, avant de donner à manger aux enfants…).

Hépatite B : une exception française
Début 2005, une étude préliminaire de l’Institut de Veille sanitaire révèle que les cas d’hépatite B aurait doublé en dix ans. Pourtant, un vaccin efficace a été mis au point par des équipes françaises depuis plus de 20 ans. Mais la controverse, qui l’entoure en a limité l’usage.
Zoom sur un virus dangereux
Chez 5 % des personnes contaminées, une hépatite chronique apparaît et peut entraîner pour une personne sur cinq à une cirrhose. Cent fois plus contagieux que le virus du sida, le virus de l’hépatite B fait partie des dix virus les plus redoutables du monde. On compterait en France 300 000 porteurs chroniques de l’hépatite B.
L’hépatite B : un virus très contagieux
L’hépatite virale B est une maladie grave, qui peut évoluer en infection chronique. Ce risque est d’autant plus important que la personne atteinte est jeune. Le germe coupable fait partie des dix virus les plus redoutables du monde.
L’hépatite B est due à un virus qui provoque des lésions inflammatoires du foie. La contamination se fait surtout par voie sexuelle, mais également par voie sanguine (aiguilles contaminées, notamment chez les toxicomanes, lors de tatouages ou de piercing…), et plus rarement de la mère à l’enfant lors de l’accouchement. Le virus est fortement contagieux, 100 fois plus que le virus HIV. D’après l’Organisation Mondiale de la Santé, il y aurait 350 millions de porteurs du virus dans le monde. Les zones de forte endémie (zones où la maladie est très présente) concernent principalement le continent africain et l’Asie du Sud-Est.

Hépatite C : une épidémie silencieuse
Avec environ 5 000 nouveaux cas par an, le nombre de personnes infectées par l’hépatite C atteindrait près de 800 000 ! Mais un tiers à la moitié d’entre-elles ignorent être affectées par ce mal qui peut se traduire en cancer ou en cirrhose du foie.
Découvert en 1989, l’hépatite C est un virus aux conséquences parfois dramatiques.
Comment se transmet le virus de l’hépatite C ?
Le virus de l’hépatite c se transmet principalement par le sang.
Avant 1992, les personnes pouvaient être contaminées lors d’une transfusion, pendant une greffe, une intervention chirurgicale, un accouchement compliqué… Depuis 1992, le risque est théoriquement nul. L’usage de drogues par voie intraveineuse est aujourd’hui la principale source de contamination.
Enfin, il peut y avoir contact avec le virus dans certaines circonstances plus rares. Citons notamment :
– Les actes « invasifs » tels que l’endoscopie ;
– L’acupuncture avec des aiguilles autres que jetables ou à usage personnel ;
– La mésothérapie si le matériel n’est pas à usage unique ;
– Le tatouage ;
– Le percing ;
– Le partage de rasoir ou d’instruments coupants.
– Il existe également, dans un risque de transmission de la mère contaminée à l’enfant lors de l’accouchement. Il est d’environ 5 %.
– Enfin, le risque de transmission par voie sexuelle est faible

Source: http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/hepatites.htm

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