Semaine européenne de prévention du cancer du col de l’utérus

cancer_uterus_niv3.jpgLe cancer du col de l’utérus : une maladie évitable

Le cancer du col de l’utérus est responsable de près de 1 000 décès par an en France. Mais on considère que près de 90 % pourraient être évités grâce à un dépistage régulier. En effet, cette maladie se développe à partir de lésions dites précancéreuses causées par certains virus. Prévention, dépistage, traitement, recherches vaccinales… L’essentiel sur ce fléau féminin.


L’essentiel sur le cancer du col de l’utérus

Le cancer du col de l’utérus est une maladie grave et lourde qui touche à l’intimité de la femme. Il se développe progressivement, à partir de lésions dites précancéreuses. La plupart sont causées par différents virus de la famille des papillomavirus.

Qu’est-ce que c’est ?
C’est, après le cancer du sein, un des plus fréquents des cancers de la femme.
On compte tous les ans 23 nouveaux cas pour 100 000 femmes.
Il survient chez la femme avant la ménopause le plus souvent.

Facteurs favorisants
– Les infections vaginales et cervicales (herpès génital HSV de type 2, condylomes ou infections à papillomavirus du groupe herpès HPV) ;
– Les remaniements de la muqueuse d’origine hormonale : les états dysplasiques et inflammatoires du col sont considérés comme des états précancéreux ;
– Le nombre de grossesses supérieur à 1 ;
– La précocité des rapports sexuels ;
– Le changement fréquent de partenaires ;
– Le tabagisme ;
– L’exposition in utero au DES (diéthylstilbestrol).

Le cancer du col est possible pendant une grossesse.

Les vaccins contre le cancer du col de l’utérus
Face au cancer du col de l’utérus, les femmes bénéficient d’un vaccin préventif efficace contre les souches les plus virulentes de papillomavirus. Découvrez les bénéfices de cette première vaccination anti-cancer pour les femmes.
Le bonus inespéré d’un vaccin anticancéreux:
Initialement développé contre le cancer du col de l’utérus, un vaccin protègerait aussi contre les cancers du vagin et de la vulve. Doctissimo revient sur ce bonus vaccinal présenté lors du congrès 2006 de la société américaine d’oncologie clinique.
En s’attaquant aux papillomavirus, le vaccin développé par Merck semble offrir une protection contre d’autres formes de tumeurs génitales.
A la chasse au papillomavirus !
Les papillomavirus (HPV) sont la principale infection sexuellement transmissible. La contamination se fait par contact sexuel chez les jeunes femmes, le plus souvent lors des premiers rapports. Avant 30 ans, pas moins de 30 % ont déjà été infectées! Ce virus n’est pas transmis par le sperme ou le sang, le préservatif n’a donc pas de pouvoir protecteur vis-à-vis de cet ennemi.
Heureusement, cette rencontre ne conduit pas systématiquement au cancer, 80 % des femmes vont éliminer naturellement le virus. Mais pour d’autres l’infection persiste pendant des mois ou des années et peut alors aboutir à des lésions précancéreuses (dysplasies) qui elles-même peuvent évoluer en cancer si elles ne sont pas traitées.
Chez la femme, le col de l’utérus est le site le plus fréquent d’infection génitale à HPV. Ce cancer est responsable chaque année de 258 000 décès dans le monde, dont 1 000 en France. Mais l’infection peut également atteindre d’autres zones comme le vagin et la vulve. « L’impact du HPV n’est pas limité au col de l’utérus, le papillomavirus est retrouvé dans presque 80 % des 6 000 cas de cancers du vagin et de la vulve diagnostiqués chaque année aux Etats-Unis » déclare le Pr. Jorma Paavonen, chef du département de gynécologie et d’obstétrique à de l’Université d’Helsinky.
Efficace aussi contre deux autres cancers
Face à ces virus, deux vaccins ont récemment été développés.
Le laboratoire GSK (Glaxosmithkline) a mis au point un vaccin contre les HPV16 et 18 sous le nom de Cervarix®.
De l’autre, Gardasil® développé par Merck (et distribué en Europe par Sanofi-Pasteur) est efficace contre les HPV 16, 18, 6 et 11.
Les deux ont démontré une bonne protection de ces vaccins face au cancer du col de l’utérus. Mais puisque ces virus sont impliqués dans les cancers du vagin et de la vulve, l’équipe du Pr. Paavonen a compilé les données de trois grands essais cliniques évaluant le Gardasil® en Amérique du Nord, en Europe et en Asie, soit plus de 18 000 femmes2.
Résultat :
Aucune des femmes vaccinées n’a présenté de cancer alors que 24 femmes sous placebo ont développé un cancer de la vulve ou du vagin. En plus d’offrir une protection contre les cancers du col de l’utérus, ce vaccin dirigé contre les virus HPV semble offrir une protection contre ces deux autres cancers. « Même si ces lésions de la vulve et du vagin sont moins fréquentes que les lésions du col de l’utérus, leur traitement pour éviter leur potentielle évolution vers le cancer de la vulve ou du vagin est particulièrement délicat » conclut le Pr. Paavonen. Les cancers de la vulve et du vagin représentent moins de 5 % des cancers féminins.
Le 8 juin 2006, le vaccin Gardasil© a reçu une autorisation d’utilisation pour les femmes de 9 à 26 ans de la part des autorités américaines (la Food and Drug Association).
Le 20 septembre 2006, l’agence européenne du médicament (EMEA) fait de même. Le dossier du Cervarix® est en cours d’examen par ces mêmes organismes sanitaires.

De la prévention au dépistage
Le cancer du col utérin demeure un problème de santé mondial. Mais les frottis de dépistage ont réduit la mortalité de 70 % dans les pays industrialisés.
On considère que près de 90 % des décès liés au cancer du col de l’utérus pourraient être évités par un dépistage régulier.
En effet, ce type de cancer se développe progressivement, à partir de lésions dites précancéreuses. Certains sont causés par différents types de virus de la famille des papillomavirus humain (HPV), et en particulier par celui de type 16 (HPV 16).
C’est sur cette longue phase précancéreuse que repose la prévention par les frottis systématiques, qui permettent de dépister et de traiter précocement les lésions suspectes.


Le traitement face au cancer du col de l’utérus

Lorsque le diagnostic est établi, un bilan de l’étendue du cancer est réalisé. Il guidera le traitement, qui repose principalement sur la chirurgie et la radiothérapie. Dans certains cas, ce schéma thérapeutique peut être complété par une chimiothérapie

*Source DOCTISSIMO : http://www.doctissimo.fr/

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