Dépistage du cancer du sein par mammographie numérique

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Dépistage du cancer du sein par mammographie numérique

Depuis le 5 février 2008, le recours à la mammographie numérique est permis dans le cadre du dépistage organisé du cancer du sein. La mise en place de la mammographie numérique a pour objectif d’attirer plus de femmes vers le dépistage organisé du cancer du sein pour leur permettre de bénéficier d’une meilleure prévention, d’un meilleur dépistage, et si nécessaire d’une prise en charge le plus tôt possible de la maladie.
Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports a autorisé le recours à cette technologie par arrêté, sous réserve du respect de certaines conditions :

– la mammographie numérique pourra être utilisée pour la première lecture, sans que l’organisation actuelle du dispositif soit modifiée : les examens de première lecture continueront d’être transmis pour une seconde lecture sur film à un radiologue indépendant ;

– des organismes indépendants sélectionnés par l’AFSSAPS, assureront le contrôle qualité des mammographies numériques installées dans le cadre du dépistage organisé ;

– les radiologues, premiers et seconds lecteurs engagés dans le cadre du programme de dépistage organisé, devront avoir effectué au préalable une formation spécifique ou complémentaire auprès d’un organisme sélectionné par l’INCA

– une évaluation permettant d’analyser l’impact de la mesure sera effectuée suivant un protocole défini par l’INVS.

Rappelons que l’objectif de ce programme de dépistage du cancer du sein étendu à toute la France en 2004 est de réduire de 35 % la mortalité liée au cancer du sein, qui touche près de 46 000 femmes chaque année et qui est responsable de 12 000 décès par an. Il permet à toutes les femmes âgées de 50 à 74 ans de bénéficier, tous les deux ans, d’une mammographie prise en charge à 100 % par l’Assurance maladie sans avance de frais et dans des conditions de qualité et de sécurité. Le dépistage comporte un examen clinique et une mammographie des deux seins.
Source : Communiqué du ministère de la santé du 5 février 2008

CANCER DU SEIN : QUELS SONT VOS RISQUES ?

Le cancer du sein est responsable de plus de 11 000 décès en France chaque année. Plusieurs facteurs peuvent augmenter votre risque de développer cette maladie. Si certains sont innés, d’autres sont modifiables. Découvrez-les sans attendre !

C’est la combinaison de facteurs génétiques et environnementaux qui peuvent aboutir à l’apparition d’un cancer. En les passant en revue, nous pouvons souligner l’importance de facteurs scientifiquement établis, ou ceux qui restent l’objet de vives controverses.

Age, facteurs génétiques et histoire familiale
Même si le cancer du sein peut survenir à n’importe quel âge, son risque d’apparition augmente avec le vieillissement. Il double approximativement tous les 10 ans jusqu’à la ménopause. Au-delà, il continue d’augmenter mais moins intensément.

Si plusieurs cas de cancers du sein sont déjà connus au sein de votre famille, cela peut augmenter votre propre chance de développer la maladie. Dans les pays développés, entre 5 et 10 % des cas sont liés à des prédispositions génétiques. Ce qui équivaut chaque année en France à 1 700 à 3 400 cas.
Plus précisément, le risque de cancer est deux fois plus élevé chez les femmes dont les proches (soeurs, mères ou filles) ont développé un cancer du sein avant 50 ans. Plus jeune est l’âge d’apparition de la maladie, plus le danger est grand. Ainsi, une femme dont la soeur a développé un cancer à l’âge de 30-39 ans a un risque cumulatif de 10 % d’être elle-même touchée avant 65 ans, mais ce risque chute à 5 % si sa soeur était âgée de 50-54 ans au moment du diagnostic. Le danger augmente également lorsque plusieurs proches sont touchées. Une femme ayant deux proches atteintes de cancer du sein dont une âgée de moins de 50 ans au moment du diagnostic a 25 % de risque de développer un cancer avant 65 ans.

Concrètement, si plusieurs cas de cancer du sein dans votre famille vous font redouter une prédisposition génétique, parlez-en à votre médecin ou votre gynécologue. Ce dernier pourra si besoin vous orienter vers l’une des consultations d’oncogénétique (génétique appliquée à la cancérologie).

Puberté, grossesse, allaitement et ménopause
Une puberté précoce et une ménopause tardive augmentent la susceptibilité d’être touchée par un cancer du sein. Une femme dont la ménopause arrive naturellement après 55 ans a deux fois plus de risque qu’une femme touchée par la ménopause avant 45 ans.

L’absence de grossesse ou un âge tardif pour le premier enfant peuvent augmenter les chances d’être touchée par cette tumeur. Avoir son premier enfant après 30 ans double le risque d’avoir un cancer du sein par rapport à une femme devenue mère avant 20 ans. L’augmentation du risque est la plus importante pour les femmes ayant plus de 35 ans lors de leur première grossesse, il est même supérieur à celui des femmes n’ayant pas d’enfant. Un jeune âge lors du second enfant réduit aussi la probabilité d’être malade. L’allaitement aurait également un rôle protecteur vis-à-vis de l’apparition du cancer du sein avant la ménopause.


Pilule et traitement hormonal de la ménopause

Les scientifiques considèrent que le danger lié à la pilule contraceptive est très faible, voire négligeable.

En 2003 et suite à différentes études alarmantes, l’utilisation des traitements hormonaux substitutifs de la ménopause (THS) était limitées : ils ne doivent être prescrits que si les troubles du climatère (principalement bouffées de chaleur) altèrent la qualité de vie des patientes, qui devront être clairement informées des effets secondaires de ces produits. La prescription devra se faire à la dose minimale efficace, pour une durée la plus courte possible avec des réévaluations régulières.

Hygiène de vie
On constate des disparités d’incidence et de mortalité du cancer du sein très importantes d’un pays à l’autre. Il y a ainsi 5 fois moins de cancer du sein au Japon et à Hawai que dans les pays de l’ouest. Cependant, les migrants présentent les mêmes taux d’incidence que les pays d’accueil, ce qui souligne l’importance des facteurs environnementaux.

Concernant l’hygiène de vie, aucun lien n’a pu être clairement établi entre le cancer du sein et une alimentation trop riche en graisse, une consommation d’alcool ou de tabac. A contrario, l’obésité à l’âge adulte mais également durant l’adolescence favorise l’apparition de tumeur avant ou après la ménopause. Capable de lutter contre ce surpoids, une activité physique régulière permet de réduire le risque de cancer du sein. Un temps suspecté, ni les augmentations mammaires ni les avortements n’ont d’influence sur la survenue de cette maladie.

Rappelez-vous que la meilleure protection est de participer activement au programme de dépistage qui offre tous les deux ans une mammographie à toutes les femmes
de 50 à 74 ans.

* Source : www.doctissimo.fr

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