ALZHEIMER

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PEUT-ON PRÉVENIR LA MALADIE D’ALZHEIMER ?

La prévention dans le domaine de la maladie d’Alzheimer et des démences progresse à grands pas. Aujourd’hui déjà, il existe de nombreux facteurs sur lesquels on peut agir pour freiner l’apparition de cette affection. Parallèlement, la recherche sur les traitements s’accélère, laissant beaucoup d’espoir pour les années à venir…

La maladie d’Alzheimer : en croissance exponentielle
En France, la maladie d’Alzheimer touche actuellement 860.000 personnes, avec 225.000 nouveaux cas chaque année. Autrement dit, cette maladie est en très forte progression. C’est bien simple, sa fréquence double tous les 5 ans à partir de 70 ans. Les femmes restent plus touchées que les hommes, cet écart s’aggravant avec l’âge.

Un drame sociétal et familial que l’on pourrait prévenir en partie
Comme souligné lors du congrès du CLEF (Centre de Lobbying, d’Etude et de Formation) qui s’est déroulé le 6 juin 2008, la prévention de la maladie d’Alzheimer est très importante car elle pourrait retarder le début de la maladie de 5 ans et diviser ainsi par deux le nombre de cas.

Nous commençons à connaître certains des facteurs sur lesquels il est possible d’agir, même si de nombreux mécanismes nous échappent encore :
– Lutte contre les facteurs de risque vasculaire : hypertension artérielle, athérosclérose, cholestérol, diabète et tabac,
– Prévenir la dépression,
– Éviter la prise de médicaments anti-cholinergiques, comme la polaramine (traitement des symptômes des allergies),
– Éviter les traumatismes crâniens (ceinture de sécurité, port du casque, prévention des chutes…),
– Pratiquer des activités physiques et intellectuelles,
– Privilégier une alimentation riche en fruits, en légumes et en poissons (oméga-3).

Nombre de ces facteurs relèvent des habitudes de vie et peuvent être modifiés, tandis que d’autres relèvent de la prévention et de la prise en charge de certaines maladies.

La prévention médicamenteuse de la maladie d’Alzheimer
A côté de la prévention primaire, la prévention secondaire est tout aussi cruciale (lorsque la maladie s’est déjà manifestée), et dans ce domaine aussi les progrès sont importants.
L’objectif est de s’opposer au dépôt d’une protéine amyloïde dans le cerveau, caractéristique de la maladie et à l’origine de la destruction de certains neurones.

Deux approches sont très prometteuses :
1) La mise au point de vaccins contre la protéine amyloïde, qui pourraient en plus d’empêcher la synthèse de la protéine amyloïde, réduire les dépôts amyloïdes existants et ainsi entraîner une récupération au moins partielle des symptômes.
2) Les antagonistes de la bêta-sécrétase. On agit ici en amont puisque la bêta-sécrétase est l’enzyme qui transforme la protéine précurseur, l’APP, en protéine amyloïde.

Les promesses de la recherche : guérir la maladie d’Alzheimer
L’objectif cette fois est d’avancer en matière de dépistage, afin de détecter la maladie le plus précocement possible et de proposer les futurs traitements. En effet, comme pour la plupart des maladies, plus le traitement est instauré tôt, plus il est efficace et plus les chances de guérison sont élevées.
Pour l’instant, les chercheurs travaillent sur des marqueurs présents dans le liquide céphalorachidien. D’autres marqueurs sanguins sont aussi à l’étude.

En conclusion, ça vaut le coup de tout faire pour prévenir la maladie d’Alzheimer le plus longtemps possible afin de pouvoir bénéficier des premiers traitements efficaces de demain.
Pour laisser le temps aux chercheurs d’avancer, nous devons reculer la maladie d’Alzheimer par nos propres moyens, par notre hygiène de vie.

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